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	<title>A propos de Microsoft et d'autres sujets ...</title>
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	<description>Informations et analyse de la stratégie de l'éditeur</description>
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		<title>A propos de Microsoft et d'autres sujets ...</title>
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		<title>Dossier Microsoft 2008 Premi&#232;re partie : Microsoft face &#224; de nouveaux d&#233;fis</title>
		<link>http://hugolunardelli.wordpress.com/2008/03/19/premire-partie-microsoft-face-de-nouveaux-dfis/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 17:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hugolunardelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[En préambule à ce premier volet, il importe de considérer qu&#8217;au-delà d&#8217;une offre très riche et d&#8217;une organisation complexe, l&#8217;activité de Microsoft peut se résumer à trois domaines : la plateforme logicielle (Windows, Office et l&#8217;offre serveur, .NET, &#8230;), le hardware (la Xbox 360, le Zune, les souris et claviers) et enfin le domaine en [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=hugolunardelli.wordpress.com&amp;blog=3203115&amp;post=39&amp;subd=hugolunardelli&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En préambule à ce premier volet, il importe de considérer qu&#8217;au-delà d&#8217;une offre très riche et d&#8217;une organisation complexe, l&#8217;activité de Microsoft peut se résumer à trois domaines : la plateforme logicielle (Windows, Office et l&#8217;offre serveur, .NET, &#8230;), le hardware (la Xbox 360, le Zune, les souris et claviers) et enfin le domaine en pleine expansion qui recouvre le « search » et la publicité.</p>
<p><span id="more-39"></span><br />
<a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image0021.gif"></a>
</p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image0023.gif"><span style="font-size:10pt;font-family:'Times New Roman','serif';"><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image0022.gif"></a></span>&nbsp;</a><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/plateforme2.png"><img style="border-right:0;border-top:0;border-left:0;border-bottom:0;" height="168" alt="Plateforme" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/plateforme-thumb1.png?w=422&#038;h=168" width="422" border="0"></a> <a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/plateforme1.png"></a> </p>
<p><b>Les trois domaines de Microsoft</b><b></b></p>
<p>Le premier domaine, celui de la plateforme logicielle, représente le cœur de métier de Microsoft, son activité historique et c&#8217;est sur cet aspect que nous allons nous concentrer même si les trois domaines ci-dessus entretiennent des liens de plus en plus étroits via la plateforme « Live ».</p>
<p><strong>I – Software as a Service vs. Software + Services</strong></p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image0041.gif"><img style="border-width:0;" height="120" alt="clip_image004" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image004-thumb1.gif?w=200&#038;h=120" width="200" border="0"></a><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image006.jpg"><img style="border-width:0;" height="42" alt="clip_image006" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image006-thumb.jpg?w=128&#038;h=42" width="128" border="0"></a><b> </b><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image008.jpg"><img style="border-width:0;" height="56" alt="clip_image008" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image008-thumb.jpg?w=125&#038;h=56" width="125" border="0"></a><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image009.jpg"><img style="border-width:0;" height="43" alt="clip_image009" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image009-thumb.jpg?w=164&#038;h=43" width="164" border="0"></a><b></b></p>
<p>Avec la généralisation des connexions haut débit, le WiFi,&nbsp; l&#8217;arrivée prochaine du WiMax et la pénétration croissante des smartphones, les conditions sont réunies pour le basculement progressif d&#8217;un mode occasionnellement connecté à un mode où l&#8217;ensemble des ressources (qu&#8217;il s&#8217;agisse des données comme des applications, voire du système) seront accessibles à travers l&#8217;Internet, en tous lieux et de façon quasi permanente.</p>
<p>Ce nouveau modèle, appelé « cloud » computing est mis en avant par un nombre croissant d&#8217;éditeurs parmi lesquels on compte Zimbra (une suite d&#8217;outils de collaboration rachetée par Yahoo), Zoho (une suite bureautique), Salesforce et bien sûr Google. Ce dernier met en avant son offre Google Docs pour les particuliers et Google Apps pour les entreprises qui toutes deux visent à offrir une alternative économique à la suite Office qui a dominé le marché jusqu&#8217;ici. Google vient d&#8217;ailleurs de mettre à jour Google Apps en y ajoutant des fonctions de collaboration pour commencer à se rapprocher de ce que permet SharePoint, la plateforme de collaboration de Microsoft qui est détaillée dans le quatrième volet de ce dossier.</p>
<p>Si à ce jour, on n&#8217;assiste pas à une défection significative des utilisateurs d&#8217;Office (les ventes d&#8217;Office 2007 sont même en net progrès par rapport aux ventes d&#8217;Office 2003 sur une période équivalente), beaucoup pensent qu&#8217;il ne s&#8217;agit que d&#8217;une question de temps avant que l&#8217;offre de Google ou d&#8217;autres éditeurs ne parvienne à maturité et représente un danger pour l&#8217;une des « vaches à lait » de Microsoft (l&#8217;autre étant Windows).</p>
<p>Cette menace pèse également sur le marché de l&#8217;entreprise. Le succès de Salesforce.com, un éditeur créé par un ancien d‘Oracle, dans le CRM a légitimé le modèle SaaS (Software as a Service) en mettant en évidence les bénéfices de cette approche en matière de flexibilité, d&#8217;absence de coûts de déploiement et de rapidité d&#8217;évolution. SAP s&#8217;intéresse de près à ce modèle et l&#8217;on peut pronostiquer que l&#8217;arrivée à maturité de la virtualisation va encore renforcer l&#8217;attrait économique du modèle en réduisant encore un peu plus les coûts d&#8217;hébergement de ces applications.</p>
<p>Face à cette menace, Microsoft ne reste pas inerte, l&#8217;éditeur ayant déjà exploré le business model de l&#8217;ASP (Application Service Provider) à la fin des années 90, juste avant l&#8217;éclatement de la bulle .com.</p>
<p><b>Software + Services</b></p>
<p>La réponse marketing de Microsoft tient dans l&#8217;acronyme « S+S » ou Software + Services. Ce raccourci a pour objet de signifier que la vision de Microsoft consiste à augmenter la valeur du logiciel présent sur un poste de travail en y ajoutant des services Internet.</p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image011.gif"><img style="border-width:0;" height="162" alt="clip_image011" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image011-thumb.gif?w=244&#038;h=162" width="244" border="0"></a></p>
<p><em>L&#8217;articulation Software + Services</em></p>
<p>Un bon exemple de cette approche peut se trouver dans l&#8217;offre « Office Live Workspace » qui consiste à ajouter des services de partage et de collaboration aux applications Office. La combinaison de ces deux offres : Office sur le poste de travail et Office Live Worskpace sur le web, permet à l&#8217;utilisateur de conserver la richesse fonctionnelle et l&#8217;ergonomie d&#8217;Office tout en bénéficiant de la possibilité de partager certains de ses documents, et ainsi de collaborer, avec qui bon lui semble.</p>
<p>Pour une analyse plus en profondeur d’Office Live Workspace, voir l’article suivant :</p>
<p><b><a href="http://www.itrmanager.com/articles/72688/bataille-poste-client-round-br-google-docs-vs-office-office-live-workspace.html">La bataille du poste client, round I. Google Docs vs. Office et Office Live Workspace</a></b></p>
<p><b><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image013.jpg"><img style="border-width:0;" height="184" alt="clip_image013" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image013-thumb.jpg?w=244&#038;h=184" width="244" border="0"></a></b></p>
<p><strong>Espace de travail « Office Live Workplace »</strong></p>
<p>Ce principe qui consiste à augmenter les fonctionnalités d&#8217;un logiciel au moyen de services Web est déjà à l&#8217;œuvre dans de nombreux produits : Windows Update donne automatiquement accès aux mises à jour de Windows dés que celles-ci sont disponibles. Xbox live étend considérablement l&#8217;intérêt de cette console en y ajoutant 10 millions de partenaires potentiels, ce réseau constituant sans doute l&#8217;argument majeur de cette offre vis-à-vis des consoles de Sony et Nintendo.</p>
<p>Microsoft estime que la confrontation entre un modèle « offline » où l&#8217;ensemble des ressources sont locales et une vision « online » dans laquelle le système, les applications et les données seraient téléchargées, est caricaturale et surtout non optimale. L&#8217;éditeur fait remarquer qu&#8217;il serait dommage de se priver de la puissance d&#8217;un PC, d&#8217;un portable ou d&#8217;un smartphone pour enrichir l&#8217;expérience utilisateur d&#8217;une ergonomie riche qui fait habituellement défaut sur les applications Web. Une interface utilisateur avancée requiert une puissance de calcul locale qui est justement disponible sur un PC, un smartphone ou un portable. Ce qui fait la force de l&#8217;iPhone, c&#8217;est la qualité et la souplesse de son interface. Le principal atout d&#8217;Office 2007 consiste dans&nbsp; son interface novatrice.</p>
<p>Qui plus est, Microsoft compte tirer parti des gains de performance des futures générations de processeur pour étendre les services de Windows avec la reconnaissance vocale (déjà présente dans Vista) ainsi qu&#8217;une interface « touch » comme celle démontrée dans « Surface ».</p>
<p>Dans le domaine de l&#8217;entreprise, Microsoft propose également une gamme de services pour ses applications serveurs à l&#8217;instar d&#8217;Exchange Hosted Services qui offre des services de filtrage d&#8217;emails en vue de bloquer les virus, chevaux de troie et spams des emails qui sont adressés à l&#8217;entreprise. Microsoft propose également Office Live Meeting qui est un service de vidéoconférence qui vient compléter Office Communicator.</p>
<p>Pour ses applications serveurs, Microsoft a clairement indiqué qu&#8217;il donnerait le choix pour tous ses produits entre trois modes : le mode traditionnel, que Microsoft appelle « On Premise », qui consiste à installer et configurer une application s&#8217;exécutant au sein de l&#8217;infrastructure IT de l&#8217;entreprise ;&nbsp; un mode « Partner Hosted » où l&#8217;application est hébergée chez un partenaire comme dans le cas des services de messagerie d&#8217;Orange basés sur Exchange et enfin un mode « Microsoft Hosted » dans lequel Microsoft héberge lui-même tout ou partie des applications du système d&#8217;information de l&#8217;entreprise. Ce mode, en cours de test pour certains clients comme Energizer, est susceptible d&#8217;être proposé à terme à toute entreprise qui respecte certains critères tels que le nombre de postes à gérer qui devrait au moins se monter à 5 000.</p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image015.gif"><img style="border-width:0;" height="104" alt="clip_image015" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image015-thumb.gif?w=244&#038;h=104" width="244" border="0"></a></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Les trois modes pour chaque application serveur </strong></p>
<p>Dynamics CRM 4.0 récemment annoncé illustre cette stratégie, ce produit ayant été conçu pour être accessible on line, afin de constituer une réponse à l&#8217;offre de Salesforce, tout en étant disponible de façon « classique » au travers d&#8217;une installation dans l&#8217;infrastructure physique d&#8217;une entreprise.</p>
<p><strong>II &#8211; L&#8217;écosystème de Microsoft vs. l&#8217;intégration verticale à la Apple</strong></p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image017.jpg"><img style="border-width:0;" height="151" alt="clip_image017" hspace="12" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image017-thumb.jpg?w=135&#038;h=151" width="135" border="0"></a></p>
<p>Dire que depuis quelques années Apple fait de l&#8217;ombre à Microsoft relève de l&#8217;euphémisme. La renaissance d&#8217;Apple au moyen de l&#8217;iPod depuis 2001, puis de l&#8217;iPhone plus récemment se traduit de plus en plus par une popularité croissante de Mac OS X au détriment essentiellement de Windows.</p>
<p>Ce phénomène fera l&#8217;objet d&#8217;une analyse détaillée dans le prochain volet de ce dossier consacré au poste client, l&#8217;objectif étant ici de considérer les limites du modèle industriel de Microsoft, de ce que&nbsp; l&#8217;on appelle communément son écosystème.</p>
<p><b>I’ am a Mac …</b></p>
<p><b></b></p>
<p>En quoi cet écosystème consiste-t-il et en quoi diffère-t-il du modèle d&#8217;Apple ?</p>
<p>Le modèle industriel de Microsoft repose sur une séparation des rôles entre différents acteurs qui ensemble participent à une même chaîne de valeur.&nbsp; A la base du modèle se trouvent les fondeurs, principalement Intel et AMD. Au nouveau supérieur se situent ce que dans l&#8217;industrie IT on appelle les OEM (HP, Dell, Lenovo, Acer, Toshiba, &#8230;). Au dessus encore, on trouve les éditeurs de logiciels système parmi lesquels Microsoft bien sûr, mais aussi les différentes distributions Linux. Au niveau encore supérieur vont se situer d&#8217;autres éditeurs, parfois les mêmes comme dans le cas de Microsoft, qui vont proposer des applications (Adobe, Oracle, Symantec, Citrix, Sage, &#8230;).</p>
<p>Enfin, la dernière couche comprend tous les acteurs qui participent à la commercialisation et aux services qui accompagnent la vente de machines et de logiciels (conseil, financement, installation, paramétrage, développement et support). Dans un tel modèle, chaque acteur conserve son autonomie de décision et d&#8217;action et est en principe libre d&#8217;innover pour se démarquer des autres acteurs opérant dans la même couche.</p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image019.gif"><img style="border-width:0;" height="134" alt="clip_image019" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image019-thumb.gif?w=244&#038;h=134" width="244" border="0"></a></p>
<p><b></b></p>
<p><b>La confrontation des deux modèles</b></p>
<p>Ce modèle qui a fait le succès de l&#8217;industrie du PC depuis le début des années 80, et par là même qui a fondé la fortune de Microsoft, est soudain remis en cause par une intégration verticale réinventée par Apple, intégration qui n&#8217;est pas sans rappeler les principes à la base de certains empires industriels du 19ème siècle dans la métallurgie ou plus récemment dans le pétrole.</p>
<p>Contrairement à l&#8217;écosystème décrit précédemment, Apple concentre entre ses mains un pouvoir de décision qui englobe plusieurs de ces niveaux. Apple en tant qu&#8217;éditeur de Mac OS X, constructeur de Macintosh (sans oublier l&#8217;iPod et l&#8217;iPhone) et propriétaire de centaines d&#8217;Apple Store concentre entre ses mains plus de pouvoirs de décisions que Microsoft, Dell, Sage et la FNAC réunis, pour prendre une comparaison. Cette concentration des pouvoirs permet à Apple de donner à son offre une cohérence et une intégration qui fait souvent défaut à l&#8217;écosystème PC dans lequel chaque acteur poursuit une stratégie qui lui est propre sans réel souci du résultat d&#8217;ensemble, en tout cas jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Le produit de cette intégration réussie se trouve dans un « branding »&nbsp; et une image maîtrisés par Apple, par un design cohérent qui transparaît aussi bien dans les produits que dans les boutiques et la publicité, et enfin par une intégration technique qui fait des machines d&#8217;Apple (je n&#8217;ose dire des PC) des outils performants qui, sacrilège, font tourner Windows parfois mieux qu&#8217;un PC !</p>
<p>La raison de ce paradoxe tient au fait qu&#8217; Apple joue une partie plus facile que celle de Microsoft en ce sens où ils maîtrisent les différents composants qui constituent leur offre et qu&#8217;ils sont donc en mesure d&#8217;optimiser l&#8217;intégration de ceux-ci. L&#8217;éditeur de Seattle, a contrario, doit dépenser des efforts considérables pour s&#8217;assurer que les dizaines de milliers de périphériques présents sur le marché soient supportés dans Windows et ceci quelle que soit la combinaison de ces périphériques dans une configuration PC. L&#8217;absence ou la mauvaise qualité de certains drivers est précisément une des causes de la mauvaise réputation de Vista.</p>
<p>L&#8217;industrie du PC s&#8217;est effectivement quelque peu endormie depuis quelques années et Apple est heureusement arrivé pour réveiller des acteurs qui, pour la plupart, avait oublié le sens des termes innovation, marketing et design. On raconte qu&#8217;à une époque pas si éloignée, des membres du conseil d&#8217;administration de Dell avaient voulu se défaire de leur département design qui selon eux n&#8217;avait aucune utilité ! Pour beaucoup d&#8217;OEM, la production de PC se résumait à une question de logistique, de puissance d&#8217;achat des composants et de stratégie commerciale. On peut les en excuser puisque Microsoft leur avait ôté de facto toute autonomie de décision concernant les fonctionnalités du système d&#8217;exploitation. Microsoft s&#8217;était sans doute également senti quelque peu hors d&#8217;atteinte, ce qui a conduit l&#8217;éditeur à une certaine complaisance en privilégiant un agenda technique et business à l&#8217;innovation et à l’expérience utilisateur.</p>
<p>Ce modèle a montré ses limites quand une des composantes, Vista en l&#8217;occurrence, n&#8217;a pas tenu ses promesses et a donné à Apple l&#8217;occasion de foncer dans la brèche pour exploiter l&#8217;avantage.</p>
<p>Microsoft était tellement sûr du succès annoncé de Vista qu&#8217;il s&#8217;est très vite arrêté de promouvoir son nouveau système en laissant le champ de la communication libre à Apple. Finalement conscient du danger, Steve Ballmer vient d&#8217;annoncer que Microsoft investirait significativement pour mieux faire connaître les bénéfices de Vista au grand public.</p>
<p><em>Le modèle d&#8217;Apple signifie-t-il la fin de l&#8217;écosystème PC ?</em></p>
<p>On peut évidemment en douter pour plusieurs raisons. Le succès d&#8217;Apple a servi de catalyseur pour réveiller un écosystème endormi. Microsoft réalise tardivement mais sûrement l&#8217;importance de l&#8217;utilisateur final dans les décisions d&#8217;achat et est en train de réorienter le développement de ses futures versions de Windows (Windows 7 pour le PC et Windows Mobile 7 pour les smartphones) en donnant la priorité à la qualité de l&#8217;interface utilisateur et en mettant au second plan les caractéristiques techniques. Microsoft va pousser plus que jamais ses partenaires OEM à produire de nouvelles générations de machines qui puissent devenir aussi attractives que des Macintosh. D&#8217;ailleurs ces constructeurs avaient déjà compris le message comme en témoignent les offres VAIO de Sony ou les derniers modèles intégrés de Dell.</p>
<p>Heureusement pour Microsoft et ses partenaires, Apple part de loin. S&#8217;il atteint aujourd&#8217;hui les 7 % de parts de marché aux Etats unis, cette avancée reste gérable simplement parce qu&#8217;il faudrait des années d&#8217;inaction de la part de l&#8217;industrie du PC pour réellement faire bouger les lignes.</p>
<p>L&#8217;autre limite du modèle d&#8217;Apple tient à l&#8217;isolement du constructeur. Celui-ci à la réputation notoire d&#8217;être un partenaire peu fiable, Motorola et HP peuvent en témoigner. Si les opérateurs qui distribuent l&#8217;iPhone étaient libres de leur communication, on pourrait s&#8217;attendre à des commentaires peu amènes quant à la politique commerciale d&#8217;Apple. Le réseau de distribution (celui qui n&#8217;est pas contrôlé par Apple) entretient des relations difficiles avec le constructeur et le jour où les produits d&#8217;Apple ne rencontreront plus le succès escompté, on peut s&#8217;attendre à des remises en question rapides quant à la place accordée aux produits de la marque à la pomme.</p>
<p>Apple est un constructeur qui vise le segment haut de gamme et donc un public fortuné. En cas de retournement de marché et de pression sur le pouvoir d&#8217;achat, ce positionnement risque de poser problème.</p>
<p>Enfin, Apple est essentiellement concentré sur le grand public, là où Microsoft était sans doute trop focalisé sur l&#8217;entreprise. Apple cultive un goût du secret et nourrit une prédilection certaine pour les effets d&#8217;annonce qui sont certes efficaces quand il s&#8217;agit de créer du buzz auprès du grand public mais sont contre performantes quand il s‘agit de s&#8217;adresser à des directions informatiques. Une des forces de Microsoft réside dans son effort de transparence concernant la roadmap de ses produits. Cela ne veut pas dire que les calendriers annoncés sont systématiquement tenus ou que les fonctionnalités annoncées soient toujours au rendez vous (témoins les retards de Vista et l&#8217;abandon de WinFS) mais cette démarche est certainement plus appréciée des DSI qui préfèrent une communication ouverte de la part de leurs fournisseurs au fait d&#8217;avoir à attendre MacWorld pour savoir à quoi s&#8217;en tenir.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>III &#8211; La montée de l&#8217;Open Source</strong></p>
<p>D&#8217;année en année, le phénomène Open Source continue à générer une couverture importante en étant généralement présenté par ses supporters comme la solution face aux offres fermées des solutions propriétaires et comme une garantie d&#8217;indépendance étant donné que, par définition, les sources sont accessibles. Son prix, ou parfois son absence de prix,&nbsp; constituent un attrait supplémentaire non négligeable particulièrement pour des organismes à caractère public dont les ressources disponibles pour des investissements logiciels sont souvent limitées et dans certains cas inexistantes. L‘Open Source apparaît enfin, notamment en Europe ou dans certains continents,&nbsp; comme une garantie d&#8217;indépendance vis-à-vis de l&#8217;hégémonie américaine symbolisée à son corps défendant par Microsoft.</p>
<p>Les revenus générés par le monde Open Source devraient passer selon IDC de 1,8 milliards $ en 2006 à 5,8 milliards $ en 2011. Ce qui représente une croissance de 26 % par an, bien au-delà de la croissance attendue du logiciel commercial.</p>
<p>Ces perspectives sont à l&#8217;origine des appétits que manifestent de plus en plus les acteurs traditionnels de l&#8217;industrie informatique pour ces plateformes, intérêt qui est à l&#8217;origine des mutations suivantes : ce que l&#8217;on appelle communément l&#8217;Open Source est en train de vivre une transformation radicale en devenant l&#8217;otage consentant de la stratégie des grands acteurs de l&#8217;industrie. L&#8217;Open Source, à l&#8217;origine mouvement quasi libertaire porté par des développeurs indépendants, est progressivement intégré au catalogue des constructeurs ou éditeurs pour devenir un argument marketing au service d&#8217;une stratégie commerciale. Le rachat récent de MySQL par Sun, celui de Zimbra par Yahoo ou encore l&#8217;acquisition de Xensource par Citrix participent de ces mouvement de rachats et de consolidation des offres du marché. Les revenus Open Source d&#8217;IBM égalent ceux de Red Hat, l&#8217;acteur pourtant le plus important de ce secteur.</p>
<p>Devant ces évolutions on ne peut s&#8217;empêcher de penser que les développeurs Open Source rentrent dans le rang et cherchent légitimement à capitaliser sur les années d&#8217;effort qu&#8217;ils ont investis dans le développement de leurs plate-formes.</p>
<p>Cette mutation en cours appelle une évolution tout aussi radicale dans le regard que l&#8217;on porte sur la nature de l&#8217;Open Source. De fait, la distinction quasi philosophique qui opposait logiciels propriétaires et logiciels libres perd de plus en plus de son contenu. Il est désormais difficile de considérer l&#8217;offre XenServer&nbsp; de Citrix comme autre chose qu&#8217;une offre logicielle de même nature que celle de VMware ou de celle de Microsoft. Qu&#8217;en sera-t-il demain de l&#8217;offre MySQL maintenant que Sun en contrôle les évolutions ? Si certains pans de l&#8217;Open Source continuent de rester indépendants, la tendance est à la normalisation de cette activité. On peut donc s&#8217;attendre à une lente convergence entre ces catégories de logiciels jusque là opposées.</p>
<p>Pour la plupart des entreprises, ce débat entre systèmes « ouverts » et « fermés » n&#8217;a que peu de sens. Ce qui importe pour toute direction informatique c&#8217;est de pouvoir s&#8217;appuyer sur une plateforme logicielle qui soit supportée par un acteur de confiance. Ce qui intéresse les DSI qui font un choix WebSphere, c&#8217;est plus la garantie du support d&#8217;IBM que le caractère ouvert de certains de ses composants.</p>
<p><em>Microsoft et l&#8217;Open Source</em></p>
<p>En quelques années, Microsoft a considérablement évolué dans son attitude vis-à-vis du mouvement Open Source. Après être initialement passé par une phase franchement hostile, l&#8217;éditeur a progressivement changé&nbsp; de ton&nbsp; sur ce sujet jusqu&#8217;à adopter aujourd&#8217;hui une démarche éminemment pragmatique caractérisée par la collaboration avec ce mouvement. Par collaboration, il faut entendre les efforts de Microsoft en direction des acteurs de l&#8217;Open Source pour qu&#8217;ils fassent de Windows une de leurs plateformes cibles, si ce n&#8217;est leur plateforme de prédilection.</p>
<p>On peut citer à ce sujet la collaboration de Microsoft avec JBoss qui découle de ce que la moitié des clients JBoss ont pour plateforme d&#8217;exploitation cible Windows Server. A cet égard, il est bien sûr préférable pour Microsoft de voir des applications JBoss tourner sur Windows Server plutôt que sur Linux.</p>
<p>Depuis plusieurs années, Microsoft investit pour faire de Windows Server &amp; d&#8217;Internet Information Server une plateforme optimisée pour la communauté PHP. L&#8217;idée étant de faire de WIMP (Windows Server, IIS, MySQL et PHP) une alternative à LAMP (Linux et Apache à la place de Windows &amp; IIS).</p>
<p>Ditto concernant l&#8217;initiative IronPython qui vise à intégrer le langage Python sur .NET. Mentionnons également&nbsp; le travail réalisé avec MySQL pour optimiser les performances de ce moteur sous Windows Server ou encore l&#8217;invitation faite à la fondation Mozilla de venir passer quelques jours sur le campus Microsoft de façon à optimiser FireFox sur Vista.</p>
<p>Dans tous ces exemples, Microsoft cherche à accroître l&#8217;attrait de la plate-forme Windows, en renforçant l&#8217;écosystème qui en découle, plutôt que de faire obstacle à des projets Open Source au motif que cela nuit au succès de ses propres applications. Une attitude en partie schizophrénique mais profondément pragmatique et sans doute en partie à l&#8217;origine du succès que connaît Windows sur le marché du serveur.</p>
<p>Microsoft compte renforcer son action dans ce domaine en poussant les ISV Open Source à tirer parti des services d&#8217;identification et de contrôle d&#8217;accès d&#8217;Active Directory, à s&#8217;intégrer avec l&#8217;offre System Center en écrivant des Management Packs destinés à Operations Manager et va même jusqu&#8217;à suggérer d&#8217;utiliser le client Office en frontal d&#8217;applications Open Source&#8230;</p>
<p><em>Les autres initiatives en direction de l&#8217;Open Source</em></p>
<p>Microsoft par ailleurs mène depuis plusieurs années un certain nombre d&#8217;initiatives « Open Source » comme le développement du site Codeplex (une « forge » -site d&#8217;accueil &#8211; dédiée au support de projets Open Source sur Windows), la mise à disposition du code source de nombreux projets développés par l&#8217;éditeur ou encore le site Port 25 destiné à favoriser la communication entre l&#8217;éditeur et le monde Open Source.</p>
<p><em>Un regain d&#8217;intérêt pour les plate-formes Microsoft</em></p>
<p>Il est à noter que l&#8217;évolution de l&#8217;attitude de Microsoft vis-à-vis de l&#8217;Open Source survient paradoxalement à un moment où la menace que semblait faire peser ce mouvement, sur le business model de Microsoft, tend à s&#8217;estomper.</p>
<p>Le débat récurrent sur l&#8217;arrivée imminente de Linux sur le poste de travail s&#8217;est finalement dégonflé tant les progrès dans ce domaine sont laborieux, ceci malgré les initiatives récentes de quelques constructeurs comme Dell visant à pré-installer Ubuntu sur certaines de ses machines.</p>
<p>Cette stagnation de Linux sur le poste de travail est à rapprocher de la percée de Mac OS X, déjà soulignée plus haut, qui tend à montrer que les utilisateurs sont sensibles à des alternatives fonctionnellement riches et intégrées plutôt qu&#8217;à une dialectique d&#8217;ouverture qui ne semble convaincre qu&#8217;une frange engagée d&#8217;utilisateurs.</p>
<p>Dans le domaine de la bureautique, beaucoup d&#8217;articles mentionnaient récemment une déferlante d&#8217;alternatives à Office et notamment le soutien d&#8217;Open Office par Google ou la résurrection de Symphony par IBM. Il est probable que ces initiatives dispersées n&#8217;aient au final que peu d&#8217;impact sur le succès d&#8217;Office, ce qui semble attesté par l&#8217;accueil réservé&nbsp; à Office 2007.</p>
<p><a title="October" name="October"></a><u></u></p>
<p><u>Market Share for Top Servers Across All Domains August 1995 &#8211; October 2007</u><u> </u></p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image021.gif"><img style="border-width:0;" height="135" alt="clip_image021" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image021-thumb.gif?w=244&#038;h=135" width="244" border="0"></a></p>
<p><b>Ce graphique en provenance de la société d’études Netcraft illustre les progressions récentes des parts de marché d’IIS vs. Apache. A noter également la forte présence de Google en numéro 3, dont les serveurs tournent sur une version modifiée de Linux.</b></p>
<p>Sur le front du système d&#8217;exploitation serveur, si Linux connaît une progression remarquable, celle de Windows Server l&#8217;est plus encore et l&#8217;arrivée prochaine de Windows Server 2008 devrait encore renforcer cette tendance.</p>
<p>Enfin, Apache un des bastions de l&#8217;Open Source semble lâcher du terrain en cédant régulièrement des parts de marché à IIS, dont la version 7, intégrée à Windows Server 2008, devrait encore renforcer l&#8217;attrait.</p>
<p>Ces évolutions considérées dans leur ensemble semblent indiquer que l&#8217;impact de l&#8217;Open Source est sans doute moins important que généralement considéré, ce qui n&#8217;empêche pas l&#8217;éditeur de renforcer ses investissements en direction de cette communauté.</p>
<p>Plus d&#8217;applications Open Source pour Windows et une meilleure interopérabilité découlant des investissements réalisés par Microsoft, le résultat final devrait se traduire par une meilleure coexistence de ces deux univers et au final par une plus grande satisfaction des utilisateurs.</p>
<p><em>Le pari sur Yahoo</em></p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image023.jpg"><img style="border-width:0;" height="119" alt="clip_image023" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image023-thumb.jpg?w=151&#038;h=119" width="151" border="0"></a>Il est encore trop tôt pour comprendre quelles seront les retombées de cette OPA, l&#8217;investissement le plus coûteux et aussi le plus risqué jamais réalisé par Microsoft.</p>
<p>Même si Microsoft arrive à ses fins, comme cela semble devoir être le cas, suivant des modalités qui restent encore à préciser ; il n&#8217;existe aucune garantie que ce rachat débouche sur une intégration réussie, ni même que la nouvelle entité représente un contrepoids significatif à l&#8217;influence croissante de Google sur le marché de la publicité en ligne.</p>
<p>Ce que l&#8217;on sait, c&#8217;est que ce rachat a été planifié de longue date et que Steve Ballmer et son équipe ont eu le temps de réfléchir en pesant longuement le pour et le contre de cet investissement. On peut logiquement supposer qu&#8217;un plan existe pour fusionner les deux structures avec&nbsp; un minimum de dégâts collatéraux et que les synergies business et techniques ont été étudiées avec soin.</p>
<p>Au-delà de ces obstacles qui ne sont pas minces, reste l&#8217;inconnue de l&#8217;approbation de cette fusion par le département de la justice américain et bien sûr par la commission de Bruxelles.</p>
<p>A ce sujet, il sera intéressant de voir quelle sera la décision de cette dernière concernant le rachat de DoubleClick par Google. Si cette opération est approuvée par la commission, il lui sera ensuite difficile de refuser son blanc-seing à la fusion de Microsoft et de Yahoo. Dans le cas contraire, Microsoft n&#8217;aurait pas tout perdu même si la fusion devait avorter&#8230;</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/hugolunardelli.wordpress.com/39/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/hugolunardelli.wordpress.com/39/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/hugolunardelli.wordpress.com/39/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/hugolunardelli.wordpress.com/39/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/hugolunardelli.wordpress.com/39/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/hugolunardelli.wordpress.com/39/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/hugolunardelli.wordpress.com/39/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/hugolunardelli.wordpress.com/39/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=hugolunardelli.wordpress.com&amp;blog=3203115&amp;post=39&amp;subd=hugolunardelli&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Microsoft franchit une nouvelle &#233;tape dans sa strat&#233;gie  &#171; Software + Services &#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Mar 2008 23:07:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hugolunardelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Software + Services]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’occasion de la conférence annuelle SharePoint, Microsoft a annoncé lundi 3 Mars qu’il étendra son offre « Microsoft Online Services » aux entreprises de toutes tailles complétant ainsi une offre qui ne concernait jusqu’ici que les entreprises dépassant les 5 000 sièges. Contrairement à un certain nombre d’idées reçues, Microsoft dispose bien d’une offre [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=hugolunardelli.wordpress.com&amp;blog=3203115&amp;post=11&amp;subd=hugolunardelli&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’occasion de la conférence annuelle SharePoint, Microsoft a annoncé lundi 3 Mars qu’il étendra son offre « Microsoft Online Services » aux entreprises de toutes tailles complétant ainsi une offre qui ne concernait jusqu’ici que les entreprises dépassant les 5 000 sièges.<span id="more-11"></span></p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image002.jpg"><img border="0" width="244" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image002-thumb.jpg?w=244&#038;h=66" alt="clip_image002" height="66" style="border:0;" /></a></p>
<p>Contrairement à un certain nombre d’idées reçues, Microsoft dispose bien d’une offre SaaS et déroule depuis plusieurs mois sa stratégie dans ce domaine.</p>
<p>Initialement présentée à ses partenaires en Juillet 2007, l’offre de l’éditeur s’est précisée en septembre de la même année avec l’annonce de « Live » et de « Online », deux offres destinées respectivement aux PME et aux entreprises disposant d’un parc de plus de 5 000 postes telles que Coca-Cola, BlockBuster, Autodesk, Energizer qui sont citées par Microsoft comme utilisant aujourd’hui son offre « Online Services ».</p>
<p>Il restait à compléter cette offre en s’adressant aux entreprises situées entre ces deux extrêmes, ce qui fait l’objet de l’annonce du 3 Mars 2008.</p>
<p>La différence entre ces deux offres, l’une réservée aux entreprises de plus de 5 000 postes et l’autre couvrant le reste du marché, tient à ce que la première s’appuie sur une infrastructure dédiée là où la seconde reposera sur une ferme de serveurs mutualisés.</p>
<p><b>Portée du service et étendue fonctionnelle</b></p>
<p>L’offre d’hébergement de services concerne ce que chez Microsoft on appelle la BP pour Business Productivity et que l’on peut traduire par productivité organisationnelle, en opposition à la productivité personnelle qui est le domaine d’Office sur le poste de travail. En pratique, cela concerne les domaines de la collaboration et la communication (email, messagerie instantanée et plus tard la VoIP).</p>
<p>Les produits concernés sont SharePoint, Exchange, Live Meeting et à terme Communications Server.</p>
<p>L’objectif à moyen terme est d’aboutir à une parité fonctionnelle entre une installation « on premise », c&#8217;est-à-dire physiquement installée dans l’infrastructure d’une entreprise, et la version hébergée par Microsoft ou l’un de ses partenaires.</p>
<p><b>Donner le choix au client</b></p>
<p>D’après Gwenaël Fourre, chef de produit Exchange et Communications Server au sein de Microsoft France, l’objectif visé à travers cette stratégie est de donner à chaque entreprise le choix de l’infrastructure qu’elle souhaite utiliser pour déployer tel ou tel service. </p>
<p>Microsoft annonçait il y a quelques temps que l’ensemble de ses applications serveurs seraient disponibles sous trois modes. Le mode traditionnel, que Microsoft appelle « On Premise », qui consiste à livrer une application qui sera installée par le client dans son infrastructure. Le mode hébergé qui permet d’accéder aux mêmes services soit auprès d’un hébergeur, soit auprès de Microsoft lui-même ce qui constitue l’objet de cette annonce.</p>
<p><a href="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image004.gif"><img border="0" width="244" src="http://hugolunardelli.files.wordpress.com/2008/03/clip-image004-thumb.gif?w=244&#038;h=104" alt="clip_image004" height="104" style="border:0;" /></a></p>
<p><strong>Les trois modes pour chaque application serveur </strong></p>
<p>Fourre précise que le service d’hébergement de Microsoft s’accompagne d’un outil permettant de synchroniser l’annuaire Active Directory de l’entreprise avec l’annuaire utilisé par l’éditeur pour la fourniture de ces services.</p>
<p>Il est ainsi possible de déployer en interne une infrastructure de collaboration basée sur SharePoint tout en déléguant la gestion de ses messages au service hébergé et en conservant un annuaire unique entre ces deux modes.</p>
<p>Microsoft précise qu’une entreprise pourrait par exemple choisir de donner accès pour certains utilisateurs, à des applications SharePoint spécifiques installées sur les serveurs de l’entreprise, alors qu’elle orienterait d’autres collaborateurs vers des services « standards » hébergés.</p>
<p><b>Calendrier de disponibilité</b></p>
<p>Ce service sera disponible aux Etats-Unis dans le cours du second semestre 2008 tandis que les entreprises européennes pourront y souscrire à partir de l’année prochaine ; ce qui permettra selon Fourre de donner le temps aux partenaires de se préparer et d’apporter une offre complémentaire, par exemple dans le domaine de la connectivité ou du support.</p>
<p>L’objet de l’annonce du lundi 3 Mars est l’ouverture du programme de beta test auquel peuvent s’inscrire les entreprises intéressées en se connectant sur <a href="http://www.mosbeta.com">http://www.mosbeta.com</a></p>
<p><b>Limitations fonctionnelles et avantages utilisateurs d’un service hébergé</b></p>
<p>Dans un premier temps, Microsoft précise que certaines fonctionnalités avancées d’Exchange Server 2007 et de SharePoint Server 2007 ne seront pas implémentées dans l’offre « Online ».</p>
<p>L’éditeur cite notamment la messagerie unifiée qui permet d’intégrer dans Outlook ses messages vocaux ou encore de recevoir ses fax. Cette limitation n’a rien de surprenant puisque cette fonctionnalité repose sur la mise en place d’une passerelle entre le serveur Exchange et le PABX de l’entreprise. Il ne sera pas possible non plus, contrairement à une installation classique d’Exchange, de consulter sa boîte aux lettres depuis un téléphone.</p>
<p>Concernant SharePoint, les services Excel ne seront pas disponibles, pas plus que l’accès aux données des applications métiers via le BDC (Business Data Connector.) Là encore, rien de surprenant puisque cette fonctionnalité repose sur l’installation d’un connecteur entre le serveur SharePoint et les données SAP, Siebel, … de l’entreprise, connecteur qu’il sera difficile de configurer si le serveur SharePoint est hébergé hors les murs de la société.</p>
<p>Cette architecture ne présente pourtant pas que des limitations puisque l’utilisateur pourra de façon transparente accéder à ses données quel que soit son emplacement physique : dans les murs de l’entreprise, comme à domicile ou en déplacement. Pour l’entreprise, cela signifie moins de contraintes pour donner à ses collaborateurs un accès universel à ces services.</p>
<p><b>Risques de conflits avec le réseau </b></p>
<p>En étendant son offre « Online » à virtuellement toute entreprise, Microsoft risque de se mettre à dos une partie grandissante de son réseau. Non seulement en se mettant à dos ses partenaires traditionnels qui génèrent une partie significative de leurs revenus en services d’installation, de paramétrage et de support mais également les hébergeurs qui pensaient pouvoir tirer leur épingle du jeu. Même si Microsoft précise qu’avec cette annonce il ne commercialisera toujours pas en direct son offre, les opportunités complémentaires de services pour le réseau des partenaires seront considérablement limitées.</p>
<p><b>Impact sur le modèle de Licencing</b></p>
<p>Le modèle de licencing de Microsoft, pourtant déjà complexe, vient de s’enrichir d’un nouvel objet avec l’arrivée de l’USL (User Subscription Licence).</p>
<p>Cette nouvelle licence prend la forme d’un abonnement qui sera facturé par utilisateur et par mois. Il ne s’agit donc pas d’une licence perpétuelle. A noter que la souscription à un USL ne comporte pas de composante serveur, contrairement au modèle « licence serveur et CAL » (client access licence) qui prévalait jusqu’ici.</p>
<p>Contrairement au modèle de licencing en vigueur pour les applications déployées au sein de l’entreprise, l’abonnement USL est lié à un service (par ex. la collaboration) et non pas à une version de serveur donnée. Il n’y aura donc pas de mise à jour, pour une souscription USL, d’une version de service de messagerie basée sur Exchange Server 2007 vers une version ultérieure.</p>
<p>Ce mode de licencing devrait être à priori plus simple à comprendre pour les entreprises tout en se prêtant mieux à une budgétisation sur une période étendue.</p>
<p>Malgré tout, il est difficile de dire si ce nouveau mode de pricing se révèlera plus intéressant étant donné que les modalités tarifaires ne seront annoncées que lors de la disponibilité commerciale du service.</p>
<p>On trouvera un USL pour chaque service (messagerie, collaboration, live meeting) ainsi qu’une offre combinant l’ensemble des services.</p>
<p><b>Des data centers européens pour le vieux continent</b></p>
<p>Gwenaël Fourre indique que les clients européens seront servis par des data centers européens tels que ceux existants déjà au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ainsi que d’autres centres à venir. A ce sujet, M. Fourre précise que Microsoft est la première entreprise en termes d’investissement dans ce type d’équipement, devant Google donc.</p>
<p><b>SLA relatif à la disponibilité des services</b></p>
<p>Microsoft s’engage à une disponibilité de ses services à 99.9 % et prévoit une compensation financière en cas de manquement à ces engagements.</p>
<p>Les data centers sont conçus pour être redondants, offrant des services de géo-clustering pouvant faire face à toute éventualité.</p>
<p><b>Les bénéfices pour les entreprises</b></p>
<p>Avec cette offre « Online », Microsoft rejoint le camp des fournisseurs du SaaS et met donc logiquement en avant les arguments traditionnels que sont la facilité de déploiement, la mise à jour en continu des services, les économies sur l’administration et le monitoring, …</p>
<p>L’interface d’administration de « Online Services » repose sur une interface web à travers laquelle l’administrateur pourra ajouter des utilisateurs, choisir les services voulus, configurer chaque service (par exemple la taille d’une boite aux lettres).</p>
<p><b>Les avantages pour Microsoft </b></p>
<p>La mise en place graduelle d’une infrastructure SaaS permet à Microsoft de prolonger dans ce mode « hébergé », une stratégie de souscription déjà engagée depuis quelques années.</p>
<p>A travers la Software Assurance, Microsoft pousse ses clients à budgéter l’arrivée de nouvelles versions en leur vendant un droit de mise à jour qui prend la forme d’une souscription. Celle-ci vient d’ajouter au coût de licence initial et est lissée sur trois ans. Microsoft en dérive un flux de trésorerie étalé dans le temps, plus facilement prévisible et qui détourne le client de la tentation de sauter une version lors de la mise à jour de ses systèmes.</p>
<p>Le modèle de souscription lié à cette offre « online » prolonge et renforce encore cette direction.</p>
<p>Dans une interview donnée la semaine dernière à CNET.com, Steve Ballmer expliquait qu’il considérait que Microsoft avait vraisemblablement plus à gagner qu’à perdre en basculant une partie de ses revenus dans une offre hébergée. « Si nous pouvons aider nos clients à éviter une partie du coût et de la complexité qu’ils ont à supporter aujourd’hui tout en continuant à leur apporter l’ensemble des services dont ils bénéficient, il devrait en résulter une situation où nous pouvons en dériver un tout petit peu plus de revenus et nos clients en tirer beaucoup plus d’avantages ».</p>
<p>Chris Caposella, un des dirigeants de la division IW en charge de SharePoint et d’Exchange, prédit qu’à cinq ans, la moitié des clients de Microsoft utiliseront une version hébergée d’Exchange, ce qui représente effectivement une rupture majeure.</p>
<p><b>Le choc à venir Google Microsoft </b></p>
<p>Certains s’interrogent sur le timing de cette annonce qui intervient une semaine après l’entrée de Google sur le marché des services de collaboration aux entreprises.</p>
<p>Google annonçait il y a quelques jours Google Sites, un nouveau service intégré à Google Apps et qui autorise la mise en place d’une infrastructure de collaboration hébergée par ses soins.</p>
<p>Fonctionnellement beaucoup moins riche que SharePoint, Google Sites présente l’avantage indéniable d’être gratuit.</p>
<p>Google a-t-il voulu préempter l’annonce de Microsoft ou l’éditeur réagit-il à l’annonce de Google ?</p>
<p>Difficile de trancher mais quoi qu’il en soit, ces deux géants poursuivent leurs trajectoires respectives qui préparent un affrontement frontal dont l’échéance se rapproche un peu plus chaque jour.</p>
<p>* * *</p>
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